blog en pause

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# Posté le jeudi 05 novembre 2009 18:39

Modifié le vendredi 27 novembre 2009 00:13

addiction

addiction
- Damien ! il est 19 heures , le dîner est prêt....

C'est la quatrième fois que Marlène criait depuis la salle à manger enfin que son fils vienne se mettre à table. Que c'était dure d'élever un enfant seule... Elle n'avait jamais été aussi en désarroi qu'en cette année là.
Son fils venait de fêter ses 17 ans la semaine dernière. Enfin quand on dit fêter c'est juste les atteindre. Car il n'avait fait aucun effort pour les fêter. Elle avait bien essayé mais il s'étai opposé catégoriquement et n'avait invité personne. D'ailleurs sa mère se demanda qui il pouvait bien inviter étant donner qu'elle ne le voyait avec personne. Personne ne l'appelait. Personne ne lui téléphonait. En fait il vivait dans un vide absolu. Pardon ! Il vivait devant son ordinateur. Pour cela oui , il avait pleins de copains , mais tous se trouvait derrière cette maudite toile.
Elle essaya de se souvenir quand ça avait commençait à basculer dans l'excès. Mais resta sans réponse. Son fils était devenu accros des jeux virtuelles.
A 11 ans il avait réclamé un pc à sa mère , elle le lui avait acheté car tout le monde en a.
Le monde tourne avec l'internet de nos jour. C'est l'outil de demain sinon déjà d'aujourd'hui. Elle s'était fait une joie de le lui offrir car tous ses copains de l'époque en avait. C'était une sorte de norme et cela lui permettait d'être comme les autre.
Elle avait toujours eu peur qu'en étant enfant unique et sans père il ne s'isole.
Au début cela se passait fort bien. Il invitait ses copains à la maison pour apprendre à manipuler cet engin. Puis très rapidement il en était devenu un petit débrouillard. Elle en tirait une grande fierté. Il jouait à des petits jeux amusant.
Vers ses 15 ans il découvrit World of ... elle n'arrivait même pas à se rappeler du nom en entier de ce maudit jeu. Au début elle le trouva intéressant car son fils ne traînait pas dans la rue il rentrait rapidement à la maison. Il faisait ses devoirs et se mettait sur le pc seulement après.
Mais petit à petit elle remarqua l'assiduité à laquelle son fils se connectait. Il commença à se coucher de plus en plus tard. Ses notes à l'école commencèrent à dégringoler. Il commenca à devenir irritable car elle lui en faisait la remarque. Il commença à perdre du poids. Normal. Il oubliait de manger tellement il était obsédé par ce jeu. Un matin elle le retrouva devant l'ordinateur alors qu'ils n'était que 6 heure de matin. Elle comprit que son fils se réveillait la nuit pour pouvoir continuer son jeu.
Il commença à avoir des appelles du bout de la France , puis de Belgique , de Suisse. C'était ses amis de la toile qui jouaient avec lui dans le world of...

- Damien c'est la dernière fois que je te le dis : VIENS MANGER !

Elle entendit un bruit de frottement du parquet par le pied de la chaise assez aiguë. Il devait s'être levé de sa chaise en le poussant avec violence. Elle respira fort pour se contenir. Elle l'entendit descendre les escalier en trombes. Elle vit son visage défiguré par la colère.

- Qu'est ce que tu veux ? J'en ai marre de t'entendre toute la journée. Tu ne peux pas me foutre la paix '

Il assena un coup de pied puissant sur la table. La vaisselle et les couverts se trouvent projetés contre le mur d'enfance.

- Damien cria la mère !

Ce cris était de trop. L'adolescent se retourna contre sa mère le lui décrocha un coup de poing puissant contre la mâchoire. Il vit sa mère projeté en arrière. Elle tomba en arrière. Sa tête alla heurter le bord du lavabo. Il vit son corps s'écrouler sur le lino. Pendant un instant il sentit quelque chose de douloureux remuer dans son estomac. Mais ce temps fut si infime que sa mémoire n'en garda aucune trace.
Il se retourna et remonta dans sa chambre pour continuer.

Quand Marlène revient à elle , elle se demanda où elle était. Elle essaya de bouger mais rien ne se fit. Elle n'arrivait pas à faire le moindre mouvement. Elle essaya de crier au secours mais aucun son ne sortait de bouche. Une angoisse terrible lui noua la gorge. Elle vit l'horloge murale indiquer 4 heures
.

# Posté le vendredi 30 octobre 2009 18:41

Modifié le samedi 31 octobre 2009 16:35

Le conte de l'arc-en-ciel des émotions

Le conte de l'arc-en-ciel des émotions
Le conte de l'arc-en-ciel des émotions
Il était une fois une jeune fille qui n'osait jamais dire ses émotions.
A personne, et surtout, surtout pas a ceux qu'elle aimait !
Bien sûr, il n'est pas toujours facile de dire ses émotions car des fois cela déborde. Il y a alors des pleurs, des sanglots ou des rires, des fous rires, des sueurs, du chaud et du froid, bref, plein de choses qui se bousculent dans le corps.
Il y a aussi les réactions de l'entourage... qu'elle imaginait :
- Qu'est-ce qu'ils vont penser de moi, qu'est-ce qu'ils vont dire... ?
Et puis, pour oser parler de ses émotions, il faut déjà les connaître. Vous les connaissez, vous, vos émotions ?
Essayez déjà de m'en dire trois pour voir...
Bon, la question n'est pas la, puisque je raconte l'histoire de la jeune fille qui ne savait pas dire ses émotions. Un jour qu'elle rêvait éveillée dans son lit, en regardant le ciel, à imaginer les bonheurs qu'elle pourrait avoir dans sa vie, elle vit au-dessus d'elle un magnifique arc-en-ciel.
Mais ce qu'il y avait d'étonnant dans cet arc-en-ciel, c'est qu'il possédait une huitième couleur, la couleur noire. C'est très rare un arc-en-ciel avec huit couleurs. Et soudain elle comprit. Elle comprit tout, elle sut comme cela le nom des émotions qu'elle avait en elle. Grâce aux couleurs de l'arc-en-ciel. Elle devina que chaque couleur représentait une ou plusieurs émotions. Chaque couleur devenait un mouvement de son c½ur, une direction de ses énergies, un élan des sentiments, une vibration du ventre, ou du dos, un scintillement des yeux...
Elle devina tout d'un seul coup.
Le rouge par exemple, le rouge était la couleur de la passion, du baiser.
L'orange celle de l'abandon, de l'offrande, du don de SOI.
Le jaune celle de la lumière, du jaillissement, du plaisir. Oui, se laisser emporter, confiante, faible comme un sourire de printemps.
Et le vert ? Le vert c'était la couleur du ventre, du mouvement de la vie en elle. De tout ce qu'elle sentait vrai, véritable en elle !
Le bleu, couleur de la tendresse, des caresses sans fin, de la douceur et aussi de l'espoir.
Le violet, lui, était une couleur plus inquiétante, fermée, sourde. Il y a de la violence dans le violet, de la menace. C'est important de savoir aussi reconnaître cela en soi.
Violence que l'on porte, violence que l'on provoque parfois... violence qui arrive par des chemins imprévisibles. Le noir. Ah ! cette couleur noire, là, présente dans l'arc-en-ciel. Couleur de la peur, du diable, du diablotin qu'il y avait parfois en elle.
Et puis la couleur blanche, couleur du désir. Du désir infini, multiple, qui renaissait en elle, parfois timide, d'autres fois plus direct, plus osant !
Cette couleur-là est précieuse, indispensable, sans elle les autres couleurs n'existeraient pas. Le blanc est une couleur lumière, qui capte toutes les autres et leur donne plus d'existence.
A partir de ce jour-la, la jeune fille, ah ! j'ai oublie de vous dire son nom : Yanou; sut parler de ses émotions, car il lui suffisait d'en rechercher la couleur. Elle regardait le ciel, imaginait un arc-en-ciel et cherchait la couleur de l'émotion qui l'habitait.
Bien des années plus tard, elle fut très étonnée d'entendre sa fille lui dire :
- Tu sais, Maman, je suis un arc-en-ciel d'émotions, je les ai toutes quand je danse. J'adore danser. La danse, c'est le chant des émotions...
Des fois, j'éclate quand toutes mes couleurs, je veux dire mes émotions, se mettent à vivre ensemble... oh ! là ! oh ! la ! là ! je vais éclater un jour !
Je ne sais pas si la fille de Yanou éclatera comme elle le craint, ce que je sais, c'est que sa mère avait fait une grande découverte en associant ses émotions aux couleurs de l'arc-en-ciel.


Jacques Salomé

# Posté le jeudi 08 octobre 2009 18:57

Pédophiles

Pédophiles


Pris sur le blog de francinette38270

CETTE SEMAINE 2 BLOGS ONT ETE SIGNALER A SKYROCK POUR LEURS CONTENUS.
JE NE COMPRENDS PAS QUE DE TELS BLOGS CIRCULENT AINSI QUE FAIT SKYROCK ...

JE TROUVE CELA INACCEPTABLE ILS OUBLIENT QUE BEAUCOUP ENFANTS ONT UN BLOGS

SOYONS VIGILANTS ET CONTINUONS A SIGNALER CE GENRE DE BLOGS C EST AINSI QUE L' ON FERA BOUGER LES CHOSES
MAIS IL SERAIT GRAND TEMPS QUE SKYROCK FASSE QUELQUE CHOSE
SI VOUS ETES D ACCORD AVEC MOI FAITES SUIVRE.

# Posté le mardi 29 septembre 2009 18:08

Un enfant dans la tourmente

Un enfant dans la tourmente

Elle n'avait pas permis à sa copine de l'accompagner au magasin. D'ailleurs cela fait bonne lurette qu'elle n'avait presque plus de copines à part Elsa. Chère Elsa... Comme elle l'aimait. C'est la seule qui n'avait pas abandonné le navire. Pourtant elle avait été abjecte. Son besoin d'isolement avait été tel qu'elle avait réussi à dégoûter toutes ses copines.
Tout avait commencé ce maudit jeudi de septembre. Elle rentrait de l'école quand... Elle se regarda dans la glace qui lui faisait face et y vit une loque qui lui souleva le c½ur.

- Non ! Non ! Ca suffit. Je dois tout oublier ! se dit - elle.

Dans le magasin elle se dirigea au rayons Grandes tailles. Les vendeuses observèrent cette fille presque anorexique essayer des vêtements qui la mangeaient complètement. Mais le client est roi. Personne ne fit de remarques quand elle sortit du magasin avec des vêtements deux fois plus amples.

- Cela fait 4 mois , il faut que je sois plus vigilante se dit - elle.

Elle rentra directement à la maison et s'enferma dans sa chambre. Elle n'aimait plus flâner dehors comme les autres jeunes de son âge. Elle se sentait si seule et si vieille. Elle était en décalage avec ses congénères.
Elle entendit sa mère rentrer du travail. Cette dernière se dirigea directement dans la cuisine.

- Elle va préparer le repas du soir , papa et Gaétan , son frère , ne vont plus tarder à rentrer pensa - t - elle.

A huit heure elle descendit manger. Personne ne parla pendant le repas. Tout le monde était fatigué. Après le repas elle aida son frère à débarrasser la table et à faire la vaisselle. Puis elle se retira dans sa chambre pour faire ses devoirs comme son frère. Son père : comme à l'accoutumé se retira dans don bureau pour revoir des dossiers de clients. Sa mère , comme toujours , se mit devant la télé pour se relaxer ...
Rien de nouveau dans le fonctionnement famillial...

Dans sa chambre Sophie se mit devant le miroir et se regarda.

- Grosse vache ! murmura - t -elle.

Elle se rua dans la salle de bain et pris une douche de forcenée. Elle se frotta tellement et si bien que sa peau , malmenée depuis quatre mois , commença à s'ouvrir par - ci et par - là.
La vue du sans qui suintait sur son corps ne lui procura ni plaisir ni peur. Elle se haïssait tellement. Non elle haïssait son corps. Ce maudit corps.
Sans faire ses devoirs elle se mit au lit et ne s'endormit qu'au petit matin.

- Ca ne cessera jamais. Heureusement qu' Elsa est là pour me refiler ses devoirs à copier se dit - elle.

Ce matin elle mit un des pulls large qu'elle avait acheté la veille.

- Oui c'est parfait. Personne ne peut deviner se dit - elle.

Les jours les semaines et les mois se suivirent et passèrent sans que personne ne s'aperçoit du changement qui s'opérait dans son jeune corps.

Une nuit elle se réveilla avec des fortes douleurs dans le bas ventre. Son ventre semblait se déchirer en deux. Une peur panique s'empara d'elle. Que devait elle faire ?
Après des minutes interminables de crampes et d'agonie elle se décida à s'isoler dans la cabane de son frère , au fond du jardin.
La nuit fut atroce. Au petit matin elle sentit une chaleur entre ses jambes. Elle ne comprenait pas grand chose mais continua à endurer la douleur. Les douleurs étaient devenues titanesques mais elle serra ses dents. Elle pensa à la maisonnée entre deux douleurs. Ses parents partaient tôt au travail. Son dadais de frère se levait et allait au dernier moment à l'école sans passer par la cuisine. Personne ne remarquera son absence avant le soir.

- Pourvu que ce soit fini avant le soir se dit - elle.

Vers quatre heure les oiseaux , les habitants du jardin , entendirent un vagissement de bébé. Enfin elle en était débarrassée. Ce que Sophie oublia de se dire c'est qu'un bébé né est beaucoup plus encombrant qu'un bébé dans son ventre.
Il n'arrêtait pas de pleurer. et ce sang qui coulait toujours de son bas ventre et du cordon du bébé. Elle commença à en être effrayé. Que devait elle faire. elle compressa le cordon de ses doigts et eu le génie d'attacher le cordon avec du fil qui tranait dans la cabane et en fit autant pour elle même. Au bout de quelque minutes le bébé cessa de pleurer. Elle le cru mort. Mais se rendit compte qu'il respirait toujours. Ca la soulagea. Puis elle sentit quelque chose d'autre descendre de ses entrailles. Un bout de chair tout ensanglanté tomba. Elle le ramassa et le mis dans un sachet qu'elle cacha dans un coins de son abris de fortune. Elle enveloppa le bébé dans un linge et commença à nettoyer la cabane.
Quand elle regarda l'heure sur la clochete de l'église en face de la maison il était déjà six heures passé. Elle regarda le bébé. Que devait elle faire ?
Sans penser plus , elle le pris dans ses bras et sortit de la cabane. Elle prit le vélo de son frère car derrière il y avait un panier , placa le bébé dedans et partit comme une flèche vers la forêt.
A l'orée des bois elle regarda autour d'elle. Il n' y avait personne , déposa le bébé sur un chemin et repartit aussi vite qu'elle était arrivée.

Quand elle rentra elle vit sa mère à la cuisine , la salua et se précipita dans sa chambre. Son pantalon était inondé de sang. Elle se jeta sous la douche. Quand elle descendit personne ne remarqua son teint cadavérique. Elle avala quelques bouchés mais le c½ur n' y était pas et attendit que le repas se termina. Elle aida son frère à débarrasser la table et faire la vaisselle , puis se retira dans sa chambre plus misérable et plus seule que jamais. Elle pensa enfin au bébé abandonné dans la forêt. Elle pleura tout son saoul.

- Est - ce - que quelqu'un l'a aperçu ? Est ce qu'une main charitable l'a ramassée ? On est en plein saison de pique-nique. Il y a pleins de gens qui passent par là.... se dit - elle.

Elle reprit une douche et se coucha. Sa nuit fut remplit de cauchemars. Au petit matin elle retourna à l'école épuisée.

Les heures se succédèrent les uns aux autres sans qu'elle ai le courage d'aller voir si le bébé avait été ramassé.
Le soir elle entendit sa mère s'indigner :

- Quel monstre peut abandonner son nouveau né dans la forêt ?

Elle se recroquevilla sur elle même et se tut.

Trois jours passèrent.
Un soir au J.T. on montra un portrait-robot de la personne qui avait abandonnée le bébé.
Un témoin l'avait vu...
Sa mère se figea. Regarda sa fille. C'est vraie que le portrait était sans équivoque. Mais l'idée na la traversa pas une minute que sa fille puisse être '' la maman ''. C'était juste une ressemblance. Ils se couchèrent comme d'habitude.

Le lendemain la vie de Sophie vira au cauchemars.
Les voisins avait signalé à la police sa ressemblance avec le portrait. Ils vinrent la prendre à l'école. Elle fut accueilli par une assistante social et une psychologue. Ses parents avaient été prévenu. Ils arrivèrent au poste de police peu de temps après elle. Au début elle nia tout de bloc. Mais quand on parla de test ADN elle flancha.

Elle conta tout son histoire qui horripilèrent toute l'assistance.

Elle avait connu Joël à la sortie du collège. Il avait 16 ans , elle 13. Il était beau , grand et envoûtait toutes les filles du collège. Il l'avait choisi. Elle... Ils étaient sortis pendant 2 mois ensemble. Un jour il l'avait invité à la maison. Elle l'avait tout de suite accepté. Elle l'aimait tellement.
Quand elle avait pénétré chez lui , elle s'était retrouvé nez à nez avec deux autres gars. Ils avaient à peu près le même âge que son amoureux. Joël les avait présenté à Sophie et lui avait dit :

- On a prévu une petit fête entre nous. Les copines des gars vont se joindre à nous.

En attendant leurs copines ils s'étaient mis à l'aise et avaient proposé de s'éclater déjà. Elle avait refusé tout alcool mais plus elle buvait le coca plus elle se sentait bizarre. Au bout d'un moment Joël avait commencé à la toucher la où il ne faut pas. Elle avait essayé de le repousser mais les autres avaient commencé à la peloter aussi. Ca avait été un cauchemars. Elle ne sut dire combien de fois ils avaient abusé d'elle. Quand elle était rentré à la maison elle n'avait pas osé en parler à ses parents car elle avait peur qu'on dise qu'elle avait cherché ce qui lui était arrivée.
Au bout de quelque semaines elle avait commencé à avoir des nausées et des étourdissement. Elle avait fait des recherches sur Internet et avait appris qu'elle était enceinte. Elle raconta ensuite le choix des vêtements larges pour cacher sa grossesse...Sa solitude pendant neufs mois face à cette événement si tragique et si lourde pour un enfant de 13 ans. Puis son accouchement dans la cabane , sa détresse profonde , son angoisse massive. Et enfin l'abandon du bébé.

Elle vit sa mère le lever s'approcher d'elle et lui asséner une claque magistrale avant de tomber à genou et de la prendre dans ses bras.

# Posté le samedi 26 septembre 2009 17:52

Modifié le lundi 05 octobre 2009 22:12

là où fini la raison.

là où fini la raison.
Simon s'approcha de nouveau de la fenêtre. Avec sa main gauche il entrebâilla le rideau pour regarder la rue noyée par la nuit. On n'apercevait pas grand chose. La ville n'était pas intervenue pour remplacer le réverbère que les petits vandales avaient cassé depuis 13 jours. Très rapidement il recula pour s'éloigner vite de cette fenêtre qui voulait le happer.
Il se demanda où elle était passée. Jamais elle n'avait était en retard en 13 année de vie commune. Il était déjà 0 heure 13. Elle aurait du rentrer à 20 heure 30. Sa panique l'avait tellement envahi qu'il n'avait pas pensé à appeler Gérard pour qu'il aille à la recherche de Rachel. Maintenant il était trop tard. Son ami avait commencé sa veille à l'entrepôt. Q'allait il faire ?
Il savait que sa maladie avait causé bien des soucis à ses proches. Mais que pouvait il faire ? D'abord ses voisins , puis ses amis et en dernier lieu sa famille avait déserté sa vie. Ils l'avaient tous abandonnés à cause de cette maladie si handicapante... Cela avait commencé à son treizième anniversaire. Il s'était réveillé avec une oppression énorme sur la poitrine. Il avait voulu se redresser dans son lit mais impossible... Il était comme paralysé. Il avait essayé de crier pour appeler sa mère à son secours mais aucun son n'était sorti de sa bouche. Il avait pressenti que sa vie venait de basculer dans l'horreur. Les minutes passaient lentement. Il subissait cette incapacité de se mouvoir et d'émettre aucun son. Il sentit ses sueurs froides perler à son front , son coup et son torse. Elles glissèrent le long de sa peau et imbibèrent son oreiller et sa couverture. Il commença à avoir des tremblements qu'il n'arrivait pas à calmer. Les heures se défilèrent sans que sa mère ne monta à l'étage pour le réveiller. C'était normal aussi. C'était son anniversaire. On voulait le traiter comme un pacha. Vers midi sa mère l'appela un coup. Mais ne vint pas le voir. Dix minutes après elle le rappela de nouveau. Ce manège dura presque une heure. A 13 heure Il entendit les pas légers et furtifs de sa mère dans les escaliers. Puis dans le couloir qui débouchait dans sa chambre. Il senti une chaleur débordante envahir son c½ur. Elle arrivait enfin sa mère. Cette femme était le miracle dans sa vie. Elle avait toujours était présente , même dans ses pires angoisses. Elle le rassurait , le caressait , le câlinait. Elle chuchotait pleins de mots rassurants. Elle le comprenait si bien qu'il pensait que c'est elle qui l'avait créé. Il l'adorait. C'était son modèle dans tous les jours que dieu donnait à l'humanité pour se parfaire.
Il sentit ses douces mains sur le poignet de la porte. Une pression énergique fit sauter le loquet qui maintenait la porte fermée. Il entendit distinctement la porte glisser sur ses gongs et vit sa mère entrer dans la chambre. Elle s'était habillée de noire. Il ferma les yeux pour l'imaginer avec d'autres vêtements. Oui sa robe rouge... Il sentit son matelas s'affaisser sous son poids. Elle respirait fortement. Ça se voyait qu'elle avait monté les escaliers quatre par quatre. L'air qu'elle expira lui fit redresser les poils de plaisirs. Il sentit sa main droite caresser ses cheveux puis son visage. Ses lèvres se posèrent comme un papillon sur son front. Il sentit ses joues remonter , ses lèvres se fendre en un tendre sourire. Il sentit ses propre mains se mouvoir pour venir enlacer la taille de cet être cher et si tendre. La magie venait de s'opérer de nouveau. Elle venait de lui insuffler la vie de nouveau.

- Ben allons grand bêta !... dans une heure c'est ta fête. Vas vite te doucher avant la venue de tes amis.

Il se leva après un grand câlin. La journée commençait bien malgré....
Il s'habilla avec frénésie. La journée avait commencé bizarrement mais sa bonne fée ( sa mère ) était là pour chasser toutes les mauvaises ondes.

En regardant de sa fenêtre il vit la table du jardin superbement décoré. Quelques amis étaient déjà présents. Il se regarda de nouveau dans la glace. Il était pas mal. Il ouvrit la porte de sa chambre et dévala les escaliers quatre par quatre.
Il se tourna à droite pour ouvrir la porte qui donnait au jardin quand une angoisse sans nom le paralysa sur place. Il toucha le poignet mais n'arriva pas à ouvrir la porte. Il manqua de souffle. Sa poitrine se serra à l'étouffer. Il retira sa main. Resta devant cette porte comme paralysé. Ses mains ne lui obéissait plus. Il fallait qu'il sorte et se rende à sa fête. Mais une force inouïe le paralysait. Il entendit sa mère l'appeler de l'autre côté de la porte. Il ne bougea pas. Les minutes passaient. On entendait de plus en plus de brouhaha dans le jardin. Tout le monde devait être là. Il entendit la cloche de l'horloge murale. Les 13 coup sonnèrent sans qu'il ai bougé.
Il ferma les yeux et essaya de ravaler les larmes qui montaient dans ses yeux. Au bout d'interminables minutes il vit le poignet de la porte tourner. La porte bascula vers lui. Il vit la tête de sa mère apparaître dans l'entrebâillement.

- Alors mon poussin tu viens souffler tes bougies !...

Il la regarda avec des yeux hagards. Il vit l'expression de sa mère changer. Son beau visage avait pris un ton interrogateur.

- Que t'arrive - t - il mon c½ur ?

Il ne sortit aucun son , se retourna et remonta les escaliers dans le sens inverse aussi vite qu'il ne l'avait descendu et s'enferma dans la salle de bains pour vomir. Puis il regagna sa chambre. Il entendit les pas précipités de sa mère derrière lui. Elle entra en trombe dans sa chambre.

- Qu'est ce qu'il se passe mon chou ?

Il ne pouvait l'expliquer. Car lui même ne savait pas.

Il regarda de nouveau l'horloge murale. Il était 1 heure du matin. Où était elle passé bon sang. Une peur panique le pris. Et s'il lui était arrivé malheur ?
Il se dirigea vers la porte de sa chambre. Sa main avança vers le poignet. Mais son geste resta figé. Une peur panique le repris. Il retourna à la fenêtre. Il était comme un lion en cage.
Ses pensées le ramenèrent dans le passé. Il se remémora le spiral infernal qui avait fait basculer sa vie dans le cauchemar qui était le sien encore aujourd'hui.
Sa mère n'avait pas réussi à le déloger de sa chambre. Son père était venu à la rescousse. Finalement , devant le désarroi totale de leur enfant , ils avaient appelé le docteur et annulé la fête.
Dans les jours qui suivirent on diagnostiqua chez lui l'agoraphobie.

Depuis 30 ans il était enfermé dans sa chambre. Au début il arrivait encore à descendre de sa chambre pour se déplacer dans la maison. Mais avec le temps ses angoisses le restreignirent à sa seule chambre.
Il avait quitté l'école. Son cercle d'amis s'amenuisa comme une peau de chagrin. Avec les années sa phobie lassa sa famille aussi. Il les vit se détacher et quitter la maison petit à petit. Ses parents achetèrent une maison dans un autre état et y déménagèrent. Il savait qu'il pourrissait la vie de tout le monde mais il était incapable de se contrôler.
Il y a 13 ans de cela il avait rencontré Rachel sur un site de chat. Très vite ils s'étaient fréquentés Elle l'avait accepté tel qu'il était : avec sa phobie. Depuis ils ne s'étaient jamais quittés.
Il regarda de nouveau l'horloge : 2 heures du matin. Il se dit qu'il y avait vraiment un problème.
Il ne pouvait prévenir la police car il fallait 48 heures d'absence pour considérer le cas comme une disparition...
Il continua de tourner comme en rond. La peur de la perdre était si forte qu'il sentait une brûlure atroce dans son ventre. La rage commença à prendre le dessus.
Il se sentit si misérable et si pitoyable. La femme de sa vie était en danger et lui ne pouvait avoir le courage de sortir de cette chambre.

- Je dois sortir de cette maudite chambre ! Je dois la retrouver ! se dit - il.

Il se dirigea vers la porte , inspira un grand bol d'air qui se bloqua dans sa poitrine. Sa respiration devient saccadée dés qu'il mis sa main sur le poignet de la porte. Il resta figé sur place. Toute sa bonne résolution semblait l'avoir quitté au contacte du métal.

- C'est pour Rachel , c'est pour la sauver , tu es fort , vas - y...

Il essaya de peser sur ce maudit poignet mais on aurait dit qu'il était paralysé. Son corps ne lui obéissait plus.
Il sentit des sueurs froides poindre tout le long de son corps. Il était dans une détresse totale.

- Rachel ! Rachel ! se dit -il.

Des secondes passèrent , des minutes les suivirent mais il n'eut pas le courage d'ouvrir cette porte. Pouvait - on parler de courage ? Car il ne manquait pas de courage. Il avait réussit à s'en sortir dans la vie grâce à son courage que Rachel appelait d'exemplaire. Il avait commencé à écrire des nouvelles dés ses 15 ans et avait publié son premier roman à 17 ans. Aujourd'hui il était un écrivain renommé dans le monde entier.

- Viens je t'en prie ! dit -il.

Au fond de lui même il savait qu'elle ne viendra pas. C'était à lui de trouver le moyen d'ouvrir cette porte et d'aller à sa recherche. Il se précipita dans le bar et se servit un grand verre de cognac et le vida d'un coup pour se donner le courage. Puis un deuxième et un troisième verre succédèrent le premier. A 4 heure du matin ivre mort , il se redirigea vers la porte. Il ré-empoigna le poignet de la porte mais ne réussit pas encore à l'ouvrir. Fou de rage , il se dirigea vers la fenêtre et pour la première fois depuis des années réussit à l'ouvrir par un miracle venu d'on ne sait où. Grisé par l'euphorie de cette prouesse il se précipita dans le vide oubliant qu'il se trouvait à l'étage et que sous la fenêtre Rachel avait commencé à construire un abris. Les ouvriers avaient mis des piquets en fer pour rendre la construction beaucoup plus solide. Dans sa chute il vint s'aplatir contre un bar de fer qui le transperça . Il perçu une douleur fulgurante qui lui coupa le souffle. Son corps glissa le long du fer jusqu'au sol.
Il se retrouva ventre à terre avec un bar de fer qui le traversait du ventre au dos. Il réussit à lever sa tête de un ou deux centimètres. De l'autre côté du trottoir il vit Rachel. Elle arrivait enfin. Elle était accompagnée d'un homme en pardessus. Elle s'arrêta , se retourna et embrassa longuement l'inconnu. Il entendit :

- Attends moi là je vais prendre ma valise et j'arrive. Il doit être endorm....

Il n'entendit pas la suite car l'ange de la mort était déjà là et lui tendait la main.

# Posté le jeudi 27 août 2009 22:15

Modifié le samedi 31 octobre 2009 16:40

Le rapt

Le rapt


16 heure 51 , elle n'était toujours pas là...
La petite Sarah commença à s'inquiéter pour de bon. Sa maman n'était jamais arrivée en retard pour la récupérer à sa sortie d'école. Elle se retourna et regarda le jardin. Le concierge avait déjà éteint les lumière et ferme la porte. Elle savait qu'il s'était réfugié dans la salle des maîtresses pour fumer. Elle hésita à aller toquer à la fenêtre et commença à avoir peur. Les larmes ne tardèrent pas à inonder son petit visage d'ange. Quelques minutes plus tard elle vit une voiture s'arrêter à sa hauteur.


- Mon chéri t'as prévenu les Georges pour Sarah ?

- Oui ! oui mon amour Continue bien à respirer.

Après 5 heures de travail bien pénible , Valérie entendit le premier crie de Maéva. Elle sourit à son mari qui n'avait pas lâché une minute sa main. Elle lui était si reconnaissante. Il se pencha et déposa un baiser doux sur ses lèvres puis alla faire le premier bain à sa fille.
Deux heures plus tard on la monta dans sa chambre. Son mari y entra un peu plus tard. C' était fini. Ils parlèrent un petit moment mais elle était si épuisée que son époux décida de laisser la tranquille.

- Ma chérie repose toi , t'es épuisée. On se verra demain dit - il.

- Il fait tard maintenant je pense que les Georges dorment déjà. Tu récupéreras Sarah demain matin. Les as tu appelé pour dire que Maeva était arrivée ?

- Ils devaient dormir déjà , j'ai eu juste le répondeur. J'ai laissé un message.

- Parfait. Je t'aime.

- Je t'aime aussi.

Il donna un dernier baiser à son épouse et rentra à la maison. Il pris une douche et se coucha de suite.
Le réveille sonna 3 fois avant qu'il ne puisse émerger de son sommeil. Il se leva et mis le café en route. Puis il alla sonner chez Georges pour récupérer sa fille. Georges lui ouvrit la porte avec un grand sourire.

- Alors c'est le moment ?

Lucien le regarda avec des points d'interrogations dans les yeux.

- Le moment de quoi ?

- Le travail a t - il commencé ? C'est bien ces jours - ci que '' la cigogne '' va passer !

Lucien resta hébété.

- Mais c'est déjà fait. Je t'ai laissé un message hier pour dire que je l'amenais à l' hôpital.

- Félicitation vieux dit Georges en lui assenant un poing amicale sur le bras gauche.

- T'as pas écouté mon message ?

- Ben non ! On est rentrée tard de chez les beaux parents , on s'est couché sans regarder le répondeur.

- SARAH !!!!

- Quoi Sarah dit Georges en regardant son ami courir vers sa voiture. Il comprit de suite qu'un drame venait de se produire. Il courut derrière son ami et l'arrêta avant qu'il n'est pu s'introduire dans la voiture.

- Je t'ai laissé un message hier pour récupérer Sarah à l'école cria julien avant de démarrer en trombe.

Georges se figea sur place , sa femme , Patricia le rejoignit pour demander ce qu'il se passait. Georges courut à la maison sans l'écouter et mit en marche le répondeur. Son sang se glaça de terreur quand il entendit le message de son ami. Son épouse tomba à genou. Ils se regardent horrifiés.
Georges , se composa le numéro de téléphone de la police.

Lucien , arriva devant l'école et commença à tambouriner sur la porte de toutes ses forces. Le concierge vint lui ouvrir.

- Bonjour Monsieur !

- Sarah ! ma fille ! est scolarisé ici ! sa mère a accoucher hier soir ! on n'a pas pu la récupérer à sa sortie d'école...

-mais Monsieur , tous les enfants sont rentrés chez eux hier. Quand j'ai fait ma dernière ronde à six heures il n ' y avait plus personne devant l'école.

Le concierge vit ce grand homme d'un mettre quatre-vingt dix s'écrouler sur les genoux. Son cris de détresse le transperça. Il se précipita à l'intérieur pour appeler de directrice. Celle - ci lui dit d'appeler toutes les maîtresses afin qu'elles viennent rapidement à l'école. Elle ne mit que vingt minute à arriver. La police était déjà sur place.
Très vite une cellule de crise se mit en route. A l'école les maîtresses sortirent la liste des téléphones des autres élèves pour appeler les parents un par un afin de savoir si quelqu'un n'avait pas pris l'enfant à la maison. Elles remirent un exemplaire de la liste à la police pour une enquête plus poussée.
La police mit également une cellule de crise en place et déclencha une alerte national d'enlèvement d'enfant.
Tous les habitants se mobilisèrent pour trouver Sarah. Des battus commencèrent dans les bois. Une vigilance et une suspicion commença à se poindre envers tous le monde. Les parents furent sur leur garde pour surveiller leurs enfants et les enfants de leur quartier. On cloisonna les enfants dans les maison...
Les heures puis les jours passèrent sans que la police puisse trouver une piste. L'angoisse et la révolte des premiers jours laissèrent la place à la résignation dans la petite commune de province. Les parents de Sarah ne furent plus que l'ombre d'eux même.

Ce matin là Lucien se leva à la première sonnerie de réveil. Faut dire qu'il avait un sommeil tellement léger depuis... , depuis...
Il descendit dans la cuisine pour mettre la cafetière en route et alla se doucher. Après un petit déjeuner léger il alla vérifier que Maeva dormait toujours et se dirigea dans sa chambre. Sa femme dormait toujours. Il continua de l'observer. Comme elle avait maigrit... Il sortie précipitamment de la maison pour ne pas pleurer.
Il resta figé sur le pas de la porte. Une couverture était déposé là. Il s'en approcha et aperçu des cheveux blonds s'échapper à un coin de cette couverture. Son c½ur s'emballa. Il se précipita et sortit le corps de sa fille.

Georges se réveilla en entendant le hurlement de Lucien. Il se précipita dehors et le vit penché sur le corps sans vie de la petite.
Il appela la police.
Plus tard on appris qu'un balafre avait été découvert sur Sarah. A l'institut médicaux - légale ils découvrirent qu'on avait prélevé tous les organes transplantable.

# Posté le jeudi 27 août 2009 20:23

Modifié le samedi 31 octobre 2009 16:37

a méditer en le transposant sur '' les âmes jumelles ''

a méditer en le transposant sur '' les âmes jumelles ''
" Un jour, Chaâbane, le vieux conteur, me dit qu'" à sa naissance, chaque homme porte au fond de lui-même une graine qui ne tarde pas à devenir un être incarnant tout ce qu'il a de beau. Seuls les enfants et les prophètes le laissent s'épanouir. Chez les autres, il développe un bec géant. Leurs gestes comme leurs paroles ne sont que des échos du vacarme qu'il provoque en luttant désespérément pour percer la carapace dans laquelle ils l'ont enfermé. "... J'ai décidé d'emprunter l'un des ponts du fleuve Mémoire, long de plus d'un demi-siècle, pour aller là-bas, à l'autre bord de ma vie, récupérer quelques miettes de ce temps où l'être magique et moi vivions encore en paix.

Le chant de Goubi
Abderrahman Beggar

# Posté le mardi 18 août 2009 20:53

Modifié le mardi 29 septembre 2009 21:19

La dépression

La dépression
Elle se leva lestement de son lit. Il faisait grand jours. A travers les rideaux elle devinait le soleil darder de ses rayons bienfaiteurs les murs de son immeuble. Ca allait être une belle journée. Le grand jour était enfin arrivé.
Elle se sourit dans la glace qui lui faisait face au pied de son lit. Elle observa son visage bien reposé , elle envoyait une image radieuse. Il y a de quoi se dit - elle. Ce n'est pas tous les jours qu'on se marie !
Elle était sereine. Sa mère et sa meilleur amie , Jocelyne , avaient veillé jusqu'au petit grain pour organiser l'événement. Heureusement qu'elles étaient là.
Elle se fit couler un bon bain tiède pour retendre sa peau et se prélassa une bonne demi heure. L'horloge mural indiquait neuve heure trente. Elle s'habilla en hâte et se jeta dans la rue.
L' esthéticienne l'attendait déjà pour lui prodiguer un dernier soins. Puis elle se dépêcha d'aller chez le coiffeur. Sa mère était déjà là. Elle était toute fébrile. Quoi de plus normal le jour du mariage de sa fille. Elle l'embrassa et se laissa choir sur le fauteuil. Elle regarda tout ce monde qui s'activait comme des forcenés alors qu'elle était détendue comme un maître de yoga. Au bout de deux heures elle se regarda dans la glace et fut satisfaite du chignon que Pascal lui avait fait. Sa mère avait fini depuis un bout de temps sa coiffure et faisait les cents pas. Elle embrassa son coiffeur chéri et pris la main de sa mère pour lui communiquer un peu de sa sérénité. Arrivées à la maison elles remarquèrent que Jocelyne n'était pas encore là. Elle devait passer prendre la robe de mariée. Sa mère commença à s'inquiéter de suite.

- Du calme maman ! elle ne va pas tarder. Nous avons encore 2 heures devant nous avant que la calèche vienne nous prendre pour aller à l'église dit - elle.

Sa mère composa le numéro du portable de cette dernière pour se rassurer. Mais le portable était éteint. Elle laissa quand même un message.
Elles attendirent une heure sans que Jocelyne donne signe de vie. La mère était aux abois. La mariée, bien calme au début , commença à trouver le temps long et le stress de sa mère commençait à sérieusement à l'agacer. Elle appela la couturière pour savoir si Sa meilleure amie avait pris la robe. Mais non ! Que faisait elle ? Elle pria la première d'envoyer sa robe de mariée par taxi. A quatorze heure trente elle était habillée maquillée et attendait Pierre Yves qui commençait sérieusement à se faire désirer. Ils s'étaient dit qu'ils se retrouveraient chez elle à quatorze heure...
Elle essaya de l'appeler mais son portable était éteint !
A quinze heure la calèche arriva pour les prendre mais aucune trace de Jocelyne et du marié. Elle refusa catégoriquement de se rendre à l'église sans son future mari. Elle appela tous les amis de Pierre Yves mais personne ne put la renseigner.
Quatre heure sonna sur l'horloge mural , la calèche attendait toujours en bas de l'immeuble mais pas de nouvelle des deux absents. Les heures défilèrent inlassablement , sa mère appela son époux pour prévenir le curé que le mariage ne sera pas lieu aujourd'hui. la calèche partit. Isabelle regagna sa chambre pour se déshabiller. Elle tourna le dos au miroir. Elle se forçait à ne pas former des questions dans sa tête. Elle essaya d'enlever sa robe mais ne réussit qu'à la déchirer. La rage commença à monter en elle. Elle mit à pleurer et mit en lambeau la belle robe. De l'autre coté de la porte sa mère se forçait à ne pas rentrer dans la chambre. Elle devinait le désarroi de sa fille et son c½ur de mère saignait à blanc. Son portable sonna. Ce n'était que son mari. Elle le pria de ne pas venir. Puis elle débrancha le téléphone de la maison après avoir mis un message d'accueil sur le combox avec son numéro de portable : elle voulait éviter toute autre souffrance à sa '' princesse ''.

La soirée puis la nuit passa sans qu ' Isabelle ne sortit de sa chambre. Sa mère la laissa tranquille et dormit sur le fauteuil de salon.
Au petit matin son portable sonna. Elle vit le nom de Jocelyne s'afficher. Son c½ur fit un bond. Elle décrocha et entendit une voix d'homme. C'était un médecin d'hôpital qui la prévenait que mademoiselle Burckhardt Jocelyne et un ami avait eu un accident de la route et se trouvait dans le service de réanimation. Le monsieur qui l'accompagnait était mort sur le coup. Elle se précipita dans la chambre de sa fille pour la réveiller.

Isabelle , Isabelle ! réveilles toi ma chérie !

Un mois passa avant que les deux meilleurs amies puissent s'expliquer. Pierre Yves avait trop bu la veille pendant son enterrement de vie de garçon. Il l'avait appelé pour venir le chercher. Puis elle raconta l'accident.

Isabelle n'arrivait pas à se remettre de cette terrible tragédie. Sa mère la convainquit d'emménager chez elle pour un temps. Au début réticente , Isabelle accepta la proposition. Plus les jours passait plus elle sombrait dans la mélancolie. Son père proposa de l'hospitaliser mais sa mère s'y opposa. Elle promit de sen occuper le temps qu'il faudra. Sa fille forte elle allait reprendre le dessus.

L'été se termina puis l'automne mais Isabelle ne fit pas surface. Sa mère se voilait la face selon le père. Sa fille vivait une grave dépression. Il fallait la soigner.

Ce soir là Isabelle ne toucha pas à son assiette et se retira tôt pour se coucher. Sa mère observa sa fille qui montait les escalier et se dit que peut être que son mari avait raison. Sa fille avait perdue une bonne dizaine de kilos. Elle avait démissionné et ne voyait plus ses anciens amis.

- Demain je vais prendre rendez vous chez le docteur Von Gunten. Il évaluera son état , s' il est nécessaire de l'hospitalier on le fera dit elle a son mari.

Le lendemain elle se réveilla revivifier par sa décision de la veille et prépara le petit déjeuner. Elle monta à l'étage pour réveiller sa fille.
Elle ouvrit la porte de sa chambre et pénétra à l'intérieur. Sa fille dormait encore. Elle s'approcha du lit et posa la main sur son épaule. Elle rencontra le contact d'une peau froide. Rapidement elle fit le tour du lit pour faire face à sa fille et tomba à genou devant un visage cadavérique.

# Posté le jeudi 06 août 2009 20:09

Modifié le samedi 31 octobre 2009 16:37

L'adieu

L'adieu




Cher toi !

Voici une semaine que t'es parti. Jamais une rupture ne me fût aussi dure que celle - ci.
Ce soir je suis descendue au jardin pour goûter à la fraîcheur crépusculaire car il est vraie que ce mois d'août est vraiment chaud.
Je me suis assise sur la chaise en métal qui rouille sous le saule pleureur. Te rappelles tu notre bataille de d'eau. C'était l'année dernière. Tu avais pris le tuyau d'arrosage pour rafraichir notre pauvre César. Il en avait fait une fête. En se secouant il t'avait éclaboussé. J'en avais tellement rit que tu avais retourné le tuyau d'arrosage contre moi. Une bataille sans merci avait commencé. A la fin de notre guerre , on s'était jeté dans les bras l'un de l'autre. On s'était couché un peu plus loin sur l'herbe sec et observé les étoiles. Jamais les étoiles ne m'avaient parus aussi proches , aussi brillantes et aussi nombreuses. Etait - ce l'amour qui nous subjuguait ?
Ooo ! amour , comme je déteste ce jardin. Il a été le théâtre de notre vie. C'est là que tu m'as déclaré ta flamme et c'est encore là que tu as mis fin à notre amour. A ton amour devrais - je dire. Car moi je t'aime toujours. Mon amour n'a jamais perdu de sa force.

Amour comment puis - je , un instant , concevoir une vie sans toi ?
Tu es ma lumière.
Tu es mon inspiration.
Tu es mon oxygène. Ne vois tu pas que le souffle me manque ?
Certains penseront que j'ai perdu la raison. D'autres diront que j'étais faible. Mais personne ne pensera que tu es moi et qu'en te perdant je suis morte.
Pourquoi ne - t - ai - je pas retenu ? Parce que je t'aime amour.
Demain sera un autre jour comme un autre pour toi.
Je ne serai plus.
Tu ne saura jamais que mon dernier soupire fut toi. Car tu es loin.
Un jour te souviendras tu de moi ?
Un jour chercheras tu à me revoir ?
Je ne serais jamais témoin de cet événement Amour. Mais moi je te chercherai au delà la mort.

A dans une autre vie AMOUR. Me reconnaìtras tu à ce moment là ?


Ton âme jumelle.

# Posté le jeudi 06 août 2009 18:17

Modifié le samedi 31 octobre 2009 16:38